24 Heures du Mans : Risi Competizione prêt pour son retour !


  • Publié le mardi,14 juin , 2016 á 4:34 | Dans la catégorie : Ferrari, Hors-frontières, Sport, WEC

    Par Patrick Hayot

  • LE MANS – Épisodique, l’histoire d’amour entre Guiseppe Risi et les 24 Heures du Mons n’a d’égal que celle, avec un grand H qui lie ce Sicilien de souche à la marque au cheval cabré !
    On aurait même de quoi écrire un livre tant ce personnage est grand par la taille et par sa discrétion, voire sa modestie.
    C’est presque une anti-thèse à notre époque puisque, autant sur le terrain qu’en dehors, il faut savoir montrer les dents  pour se faire une place. Mais en a-t-il vraiment besoin alors qu’avec son charisme, il a réussit à monter ses entreprises au pays de l’oncle Sam et de devenir l’importateur de Ferrari, d’avoir des concessions à Austin, Houston et Dallas, d’être à la tête de l’Association des concessionnaires Ferrari d’Amérique du Nord en temps que Président, ou encore d’être l’organisation du Ferrari Challenge américain…
    Pourtant, tout a commencé dans le paddock des 24 Heures du Mans 1970 lorsqu’un homme au lunette noire s’approchait et lui demandait l’heure. Relevant celle-ci pour lire la montre, il reconnut alors…  Steve McQueen !
    Déjà pris par la fièvre Ferrari, il rêvait d’Amérique.
    Risi débutera en course de côte dans les années 70 en Espagne. C’est à cette époque qu’il fit connaissance de Emilio de Villota. Risi dirigera ainsi la toute première équipe ibérique de Formule 1, construite autour de l’Espagnol. Une expérience qui lui permettra d’évoluer en 1978 et 1979 dans l’équipe privée de Formule 1 du pilote mexicain Hector Rebaque. C’est à ce moment-là, en 1980, qu’il s’installe aux Etats-Unis.
    Le virus de la course est toujours là et c’en en 1982 que Risi participera pour la première fois aux 24 Heures du Mans. Il retrouve Emilio de Villota et s’associe à Alain de Cadenet et Désiré Wilson pour faire courir le proto GRID. Cette aventure se prolongera en 83 et 84, mais à chaque fois ce fut l’abandon.
    amère et déçu, on le revera au Mans qu’en 1998, période où Porsche est imbattable.
    Au général car en catégorie LMP1, on assiste à la victoire de la Ferrari 333 SP n°12, 8ème au scratch,  de Wayne Taylor, Fermin Velez et de notre compatriote.. Eric van de Poele !
    On le revera à nouveau au Mans en 2003. Après être passé de Risi Racing à Risi Competizione, ça sonne mieux en 2000, il s’adjuge une 2ème place au général lors des 24 Heures de Daytona 2003 avec la Ferrari 360 Modena. Remarqué, reconnu, il reçoitalors le précieux soutient de Ferrari Corse Clienti pour faire rouler une F430 GT.
    Grâce à ce bolide, Risi Competizione va écrire les plus belles lignes de son palmarès, avec un exceptionnel doublé  en endurance : les 12 Heures de Sebring et les 24 Heures du Mans !
    Après un intermède, Risi Competizione relance son histoire et celle de Ferrari  avec deux victoires de catégorie consécutives aux 24 Heures du Mans 2008 et 2009.
    Puis ce sera à nouveau la diète avec une apparition en 2012 comme conseiller pour l’équipe Luxury Racing (Ferrari 458 Italia).
    Insatiable, Giuseppe Risi nous revient après 4 ans avec des ambitions bien affichées !
    Une voiture engagée, la #82. Comme de bien entendu, il s’agit d’une Ferrari 488, le dernière née du genre. Inscrite en GTE Pro, elle est confiée aux pilotes aux caractères bien trempés et aux palmarès impressionnants : Toni Vilander, Matteo Malucelli et… Giancarlo Fisichella.
    Une sacrée brochette qui fait référence avec 2 victoires dans la Sarthe pour Vilander et Fisichelle et 2 secondes places pour Malucelli.
    Tous trois sont confiants. Le test day leur a permis de prendre en main cette nouvelle auto. Une première qui les a rassuré tous les trois tant la 488 est « facile ». Ils ont aussi bien conscience tout comme le team que, vu le niveau et la fiabilité de la concurrence, beaucoup de choses risquent de se jouer au stand. Pour le team américain, le pari est de bien appliquer les règles de l’ACO qui sont différents de celle du championnat IMSA concernant l’ordre et le nombre de mécanos lors de leur intervention dans le garage 44. Les hommes se sont déjà entraînés à cela.
    En piste, ce qui sera à surveiller, ce sont les freins. Même si le circuit manceau est connu et reconnu pour ses vitesses de pointe dans ses sections quasi droites, les changements de directions répétitifs et intenses imposent d’être plus que parfait sur ce point.
    Et quand on leur demande la portion qu’ils préfèrent : Vilander aime tout alors que Fisichella et Malucelli apprécient particulièrement les courbes… Porsche. Un comble, non ? (source / photos Risi Competizione)

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